Parlez-moi de vous…

À cette demande de Tambour Major, je me suis rappelé de ce film que j’avais beaucoup aimé.  Je me suis dit aussi que de répondre à cette demande, sans détour, pourrait aussi être amusant. Je me lance et je vous laisse en faire autant, en commentaire ici ou bien sur un billet de blog ou de réseau social autre part.

1/ Aimeriez-vous être votre femme / votre mari ?

Être mon époux voudrait dire ne plus être moi, mais être lui. Ce serait détruire la belle relation que nous avons entamée il y a bientôt 6 ans. Il en est hors de question.

2/ Qui auriez-vous préféré ne jamais rencontrer ?

Un mec que j’ai croisé alors que je faisais de la radio il y a un vingtaine d’année. Un mec aux allures sympathiques, qui m’a séduit pour mieux me passer au rouleau-compresseur. Ou comment rencontrer pour la première et dernière fois un pervers narcissique.

3/ Aimeriez-vous posséder la mémoire absolue ?

L’Homme n’est pas parfait. Il faut savoir parfois pardonner, parfois oublier. Ce qui est incompatible avec la mémoire absolue.

4/ Quel mort aimeriez-vous revoir ?

Mes deux grands-pères que j’ai finalement assez peu connus, voire trop peu pour l’un d’eux. J’étais trop jeune et con quand ils sont partis, ils auraient sans doute pu m’apprendre.

5/ Auriez-vous préféré appartenir à une autre nation (culture) et laquelle ?

Je pense que j’aurais pu apprécier appartenir au continent Africain. Une vie, reclus au fond d’une tribu perdue d’Afrique, m’aurait sans doute plu.

6/ Quel âge aimeriez-vous atteindre ?

Au moins 100 ans, pour voir ce que le Monde sera devenu et pouvoir répondre des choix et des actes de ceux de ma génération qui l’auront immanquablement abîmé.

7/ S’il vous arrive de vous imaginer n’être pas né, cette idée vous trouble-t-elle ?

Non, pas du tout. Pas né, je n’aurais tout simplement pas à me poser cette question. Ce n’est pas comme s’il s’agissait de disparaître, juste de n’avoir jamais existé. D’autres auraient alors pris ma place, naturellement.

8/ Quand vous pensez à des personnes décédées : souhaiteriez-vous que telle personne vous parle ou préféreriez-vous lui dire encore quelque chose ?

Non, je laisse les morts là où ils sont. J’ai rarement de regrets, encore moins de remords. Ce qui n’a pas été fait, ce qui n’a pas été dit, doit rester ainsi. Et si je ne me suis pas réveillé plus tôt, à moi d’en assumer les conséquences.

9/ Aimez-vous quelqu’un ?

Oui, bien entendu. Plusieurs personnes, même.

10/ Et qu’est-ce qui vous amène à cette conclusion ?

La pensée que de ne plus pouvoir partager du temps, des mots, des idées avec des personnes intimes me serait extrêmement douloureux. L’enfer, c’est les autres, mais sans les autres, l’Homme ne pourrait pas être un être social et ne serait jamais arrivé là où il en est.

11/ A supposer que vous n’ayez jamais tué personne: comment expliquez-vous que vous n’en soyez jamais arrivé là ?

Parce que personne n’est parfait et que, même en commettant le pire, personne, absolument personne, ne mérite qu’un autre lui ôte volontairement la vie. On ne peut pas répondre à la cruauté par la barbarie, ça ne fonctionne pas.

12/ Quel espoir avez-vous abandonné ?

Aucun, j’ai besoin de vivre.

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2 réponses à “Parlez-moi de vous…

  1. J’ai fait de même. Et j’aime beaucoup tes réponses notamment la première que je trouve très mignonne. Et j’avoue que la 7 m’a fait beaucoup réfléchir parce que ta réponse est logique et que je n’allais pas être aussi logique à la base.

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